Opus N°18 L'Homme et son Ame

« L’Homme et son Ame » est probablement la pièce la plus aboutie et raffinée de l’œuvre de Ghiorgo Zafiropulo. L’âme sous forme d’une danseuse s’élève vers le ciel, dans un très élégant porté, les deux éléments du couple se superposant dans une posture quasi identique, en fente avant avec appui sur le membre opposé pour permettre l’équilibre de l’ensemble. La continuité de ligne de la jambe gauche du danseur et droite de la danseuse, le parallélisme de leurs cuisses opposées ainsi que de la cambrure de leurs corps, l’axe et l’inclinaison parallèles inversées de deux membres supérieurs, jusqu’à la tension de leurs index, les deux visages regardant vers le ciel chacun d’un coté opposé, tout participe dans une approche de la symétrie à l’harmonie qui se dégage de ce couple. La facture est lisse, les mains soignées et expressives, la patine transparente, contrairement aux autres sculptures de l’artiste renforçant la sensibilité de cette œuvre.

La muse est ici musicale, c’est Jean Sébastien Bach, dans sa sonate en C mineur BVW1024 qui en est l’inspirateur. Dans cette œuvre, les modèles ne sont pas le reflet de la personnalité des danseurs, mais ceux-ci sont le support de l’âme, féminine, et du générique de l’homme, dans une union symbiotique de forme et de structure. Elle symbolise l’élévation spirituelle du couple, considéré ici comme une seule et unique entité.