Ici plus encore que dans les taureaux, le cheval n’est que le prétexte, le support nécessaire à la représentation de l’envol du galop. L’allure est si vive que les oreilles de l’animal, plaquées tout comme sa crinière se confondent avec son encolure. Les pattes arrière doivent se reposer pour libérer la patte avant droite prête à décoller sous la puissance de l’impulsion. La queue est tendue en arrière pour accentuer l’impression de vitesse. Comme pour les taureaux, la tête et le pelage ne sont qu’ébauchés empêchant de s’attarder sur une approche esthétique ou une reproduction anatomique de l’animal. Seule compte l’expression plastique de l’allure effrénée du galop en cours.

Opus N°5 Galop